<p><img alt="webleads-tracker" width="1" height="1" src="//stats.webleads-tracker.com/101237992ns.gif">

Relancer l'horlogerie française en relocalisant la filière avec Routine

Oscar Wittenberg

14 juin 2021

Relancer l'horlogerie française en relocalisant la filière avec Routine

Florian Chosson, fondateur de Routine, il nous explique comment il redore au quotidien, l'image de l'horlogerie française en soutenant la relocalisation de la filière.

Florian Chosson est le créateur de Routine, une toute jeune marque de montres fièrement française. Après ses études d’ingénieur et une expérience dans le milieu de l'horlogerie, il décide de se lancer dans l’expérience entrepreneurial. Porté par des valeurs et idées fortes, il décrypte la filière horlogère française de fond en comble avant de donner vie à son projet. Il nous explique au cours d’un entretien passionnant ce qui cloche dans l’industrie horlogère française et la manière dont il souhaite remettre les pendules à l’heure en pensant relocalisation.

S'inscrire à Industrial Growth

L’état de l’industrie horlogère en France

 

Florian Chosson connaît très bien l’histoire de l’horlogerie française et internationale. Avant de lancer l’aventure Routine il avait bien en tête l’état de l’industrie française qui se résume au mieux à de la sous-traitance pour des grandes maisons suisses. Le jeune entrepreneur nous dévoile ainsi des chiffres assez déplorables, avec une industrie qui embauchait plus de 50 000 personnes il y a une quarantaine d’années et à peine 2000 de nos jours. 

Pour mieux comprendre ce déclin, Florian nous explique l'avènement des montres à quartz, véritable innovation à l’époque, et qui a totalement rebattu les cartes du business. Dans les années 60 après d’énormes investissements et de R&D sur cette technologie, une montre à quartz coûtait l’équivalent d’une belle voiture ! De l’autre côté du globe, les japonais avaient déjà développé les montres à quartz à bas prix dans les usines chinoises et commençaient à inonder les marchés européens. La France a ainsi essayé de rivaliser en faisant la course au pas cher, tandis que les Suisses ont décidé de se focaliser sur leurs marques, de les tirer vers le haut en cherchant un positionnement de luxe. 

 

“Ne pas voir l’état de l’industrie française comme une catastrophe mais une opportunité et s’appuyer sur ses forces”

 

Aujourd’hui, on dénombre quelques dizaines d’entreprises nationales qui ont perduré au fil des décennies et qui continuent de faire vivre l’industrie de l’horlogerie en France. Florian Chosson a voulu voir le verre à moitié plein et s’est lancé dans l’aventure Routine.

Durabilité et souveraineté en s’appuyant sur le savoir-faire français

 

En 2016 Florian fait naître Routine, le projet résulte de ses convictions personnelles, ayant un réel sens de l’engagement, il a l’envie de relocaliser, de miser sur le territoire et le savoir-faire français avec en se disant que “tout ce qui peut être fait en France on le fait”. Quelques milliers de montres vendues plus tard, l’entreprise fait du bien tant à la filière horlogère française qu’à l’environnement, avec la volonté de créer des produits durables, qu’on ne remplace pas mais répare et qui s’inscrivent dans une démarche de baisse de la consommation. À l’origine, les objectifs étaient de créer une montre 100% française, mais rapidement Florian se rend compte que certaines étapes du processus de fabrication ont totalement disparu de l'hexagone. Tout de même aujourd’hui Routine peut être fier de :

 

  • proposer des montres avec plus de 80% de composants français
  • d’avoir 92% de sa valeur ajoutée au service de l’économie locale
  • de financer un emploi dans la filière française toutes les 300 montres vendues

 

Florian Chosson est aussi ravi de co-créer avec des fabricants souvent bridés par leurs étiquettes de sous-traitants et qui n’ont jamais pu développer leurs marques respectives. Évidemment en créant Routine il a la volonté de sauvegarder ces savoir-faire au sein de notre pays le plus longtemps possible.

Et à l’avenir ?

Routine peut se targuer d’avoir réussi à trouver un équilibre solide, entre des prix raisonnables pour du Made in France, avec des produits de qualité et un ensemble d’engagements respectés. Florian Chosson est aussi fier d’avoir réussi à lancer ce projet alors qu’à l’époque on lui rétorquait qu’il ne répondait à aucun besoin et qu’il peinait à trouver des financements. Il possède aujourd’hui une base solide de clients, qui garantit que le produit est de qualité, mais pour en conquérir de nouveaux la tâche n’est pas aisée, et surtout lorsque les magasins sont fermés. La réouverture de ceux-ci va faciliter le développement de la marque car forcément à ce prix là les intéressés veulent voir le produit, le toucher, l’essayer. On ne peut que souhaiter le meilleur à Florian Chosson en espérant que la Routine s’installe dans le quotidien des français.

Nouveau call-to-action

Oscar Wittenberg

Après avoir effectué son stage de 3ᵉ année de Bachelor Marketing & Communication chez Nile, Oscar continue de nous apporter son aide sur la création et la rédaction d'articles de blog.

Rejoignez les 2000 dirigeants industriels déjà inscrits